Le parking de Marie-Antoinette est le parking préféré des vençois et le plus rentable pour la ville. Ce parking appartient à la SEM Vence depuis 2015. En effet à cette date notre municipalité en a cédé la propriété à sa SEM municipale pour un montant 1,68M€. 

La SEM, qui gérait les parkings, était présidée par Dominique Croly Labourdette, également adjoint aux finances. La cession a été validée par le préfet et le service des domaines. Ce transfert « de la ville à la SEM de la ville » était un peu comme transférer un bien familial à une SCI familiale.

L’objectif de notre municipalité à l’époque était double : 

  • Mettre ce terrain d’importance majeure pour Vence, à l’abri d’une préemption par la
    Métropole (qui s’est attribué pour l’euro symbolique il y a 2 ans, nos parkings Toreille et
    Grand jardin, réalisés via l’emprunt par les vençois durant 30 ans).
  • Financer avec le montant de cette vente, la restauration de la villa Alexandrine. 

Ainsi Marie-Antoinette restait dans le patrimoine de la ville et assurait à notre SEM un revenu 450 000 €/an. Cette bonne gestion de Dominique Croly Labourdette fut confirmée à notre départ de la vie municipale en 2017 par une SEM bénéficiaire, dont la trésorerie dépassait les 2 M €…

Depuis, les successeurs de Dominique Croly Labourdette ont accumulé les maladresses et les erreurs, licenciement abusif de la directrice coût 250000 €, embauche non réglementaire d’une proche environ 70000 €, portage par la SEM au lieu de la métropole du nouveau Parking Chagall…

Enfin, en 2024, suite à une remarque la chambre régionale des comptes, la ville fait entrer la Métropole au capital de la SEM… Ainsi depuis 2020, la SEM va de mal en pis sans que personne jamais ne signale ni n’alerte. Pas plus le Maire ou le Président de la SEM, que l’opposant Patrick Scalzo qui y siège.

En octobre dernier nous découvrions l’ampleur des dégâts, sur le Facebook de l’opposant en question qui, à l’image de celui qui crie au feu quand tout a brulé, nous alerte sur la vente (déjà actée) de notre parking Marie-Antoinette à la Régie des parkings de la Métropole ! 

Pourquoi cette vente ? Parce que la SEM est exsangue, que les actionnaires Ville/Métropole ont décidé de cesser son activité et de se répartir les actifs.  Or, s’il est un bien dont les Vençois doivent garder la maîtrise c’est Marie-Antoinette. Un site stratégique pour Vence, qui nécessite d’être réhabilité, embelli et maintenu. Le Maire se dérobe une fois encore par une fable, expliquant que le parking Marie-Antoinette était déjà vendu et que c’est la faute des autres… 

Cette décision est néfaste pour l’avenir de la ville. C’est une erreur historique. Nous devons impérativement garder ce bien dans la répartition des actifs. Nous avons mis en ligne une pétition que je vous invite à rejoindre.   Si vous voulez en savoir plus sur l’historique de la SEM Vence, c’est dans la suite de l’article. C’est un peu technique mais nous avons essayé de faire simple.

« SEM et Marie-Antoinette : comment on en est arrivé là »

À la suite du communiqué publié par la Ville, qui tente d’exonérer la municipalité actuelle de
ses responsabilités, je vous propose une mise en perspective factuelle.

Retour sur l’historique financier de la SEM Vence

L’activité de la SEM, historiquement est répartie entre des parkings (1,1M€ sur 1,4 M€ de
revenu total, soit 80%, en 2022), des locations immobilières et quelques prestations de services. Les parkings sont bénéficiaires et l’immobilier déficitaire. En 2015, la ville décide de céder à sa SEM municipale, le parking Marie-Antoinette pour 1,68 M€, vente validée par les domaines et le Préfet.

Ce transfert de propriété permettait à la fois d’éviter que la Métropole ne le récupère un jour pour l’euro symbolique comme Toreille et le Grand jardin, et de préserver l’avenir de ce terrain de centre-ville, stratégiquement placé et à requalifier. Marie-Antoinette a permis d’améliorer l’équilibre financier de la SEM par sa forte rentabilité (0,4 M€ par an). 

Ainsi, en 2017, année de transition vers la municipalité Lelan, lorsque Dominique Croly-Labourdette a quitté ses fonctions de président, la SEM était bénéficiaire et disposait d’une trésorerie de plus de 2M€.

Depuis 2020, transition vers la municipalité Lebigre :

  • le confinement a causé en 2020 une baisse des revenus des parkings de 210 K€ et un résultat négatif de -235 K€,
  • la mauvaise gestion d’un licenciement de la directrice en 2019 a généré un dédommagement de 250 K€, et la création d’un poste non autorisé durant 18 mois environ 70 K€.
  • Par ailleurs, en 2023, à la suite d’une observation de la chambre régionale des comptes, la
    Métropole (qui a la compétence parkings) intègre la SEM. La SEM reste cependant tout à fait viable tant que l’activité stationnement lui reste déléguée, jusqu’en 2023.

La ville commence à céder les parkings à la métropole

Début 2024, la Métropole transfère à sa régie Parkings d’Azur la concession des deux
parkings en ouvrage Toreille et Grand Jardin. Les revenus de la SEM chutent de 600 K€ avec la fin de la concession de ces parkings : le résultat est fortement déficitaire, les frais de fonctionnement n’ont pas été réduits en proportion.

De plus, la SEM a fait le choix de « porter » le nouveau parking souterrain Chagall, qui entre en service. Mais ce parking reste quasi vide suite à la décision du Maire de ne plus supprimer le parking Chagall de surface.

En 2025, la SEM s’acheminerait donc vers de nouvelles pertes, à défaut de réduire ses frais de fonctionnement. L’essentiel de l’équilibre financier étant assuré par Marie-Antoinette avec
un revenu estimé à 430 K€. Or, les vençois apprennent en octobre du représentant de l’opposition municipale à la SEM que celle-ci vend Marie-Antoinette à la Métropole.

Quel avenir pour la SEM Vence ?

La SEM Vence est un instrument au service de la ville, et de la métropole depuis son entrée
au capital. Aucun projet n’a été évoqué en dehors d’une cessation définitive d’activité,
cependant sans plan clairement établi. La cession du parking Marie-Antoinette, si elle est réalisée, aggravera dramatiquement les pertes.

On se demande pourquoi céder l’actif le plus rentable en premier, d’autant qu’il s’agit d’un parking en surface dont l’exploitation n’est pas forcément de la compétence de la métropole, contrairement à Chagall. La SEM Vence a besoin d’un plan clair et financé, que ce soit pour continuer l’activité ou
pour une mise en veilleuse.

Enfin, la propriété du terrain Marie-Antoinette reste un enjeu important pour la ville de Vence dans la maîtrise de son urbanisation. Céder le meilleur actif et conserver les sources de pertes n’est pas une bonne perspective d’avenir. Céder le parking Chagall serait plus approprié et conforme aux compétences de la métropole.

En conclusion :

La municipalité veut faire croire aux Vençois que la SEM est en faillite à cause des parkings Marie-Antoinette et Chagall. C’est faux. Oui, le parking Chagall coûte cher, mais celui de Marie-Antoinette rapporte à lui seul plus de 400 000 € par an. Ensemble, ils restent équilibrés. L’achat du terrain Marie-Antoinette a été une excellente décision, dont la légalité a été validée par le préfet, qui a évité à la ville de perdre 1,68 million d’euros.

Les vraies causes des difficultés de la SEM sont ailleurs : une activité immobilière ancienne déficitaire, des biens achetés trop cher avant 2014, un litige coûteux avec une ex-directrice, et surtout un manque d’anticipation des conséquences du transfert des parkings à la métropole depuis 2020.

Sources :

Rapports annuels sur les comptes de la SEM, disponibles publiquement. Communiqué de la ville de Vence « SEM et parkings comment on en est arrivé là », publié le 17 octobre 2025

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