Jeudi 12 février, la salle des pompiers de Vence était pleine. Un public nombreux, attentif, parfois inquiet, mais surtout engagé, est venu échanger autour d’un thème devenu central dans le débat local : la sécurité.
« La sécurité est la première des libertés » a rappelé Anne Sattonnet en ouverture, avant d’exposer les grandes lignes d’un programme structuré autour d’un principe simple : agir avant d’être contraint de subir.

Plus de policiers municipaux et davantage sur le terrain
Premier axe : renforcer la police municipale. « Il faut rehausser le nombre de policiers municipaux, bien sûr. Mais il faut aussi leur donner des moyens. Et surtout leur permettre d’être davantage sur le terrain. » Anne Sattonnet a pointé le poids de l’administratif dans le quotidien des forces de l’ordre. « Une grande partie de leur temps est absorbée par l’administratif. Ils remplissent des formulaires quand ils devraient être visibles dans nos rues. »

Elle évoque également une réorganisation plus large des services. « On est déterminés à remettre les gens sur le terrain, pour qu’il y ait une vraie efficacité et une performance publique. »
Vidéoprotection : pour un visionnage permanent
Deuxième point central : la vidéoprotection. « Actuellement, il y a des caméras, certaines marchent, certaines ne marchent pas. Elles ne sont pas toujours visionnées. Elles sont souvent regardées seulement quand il y a eu un acte grave. » Anne Sattonnet a insisté sur la nécessité d’aller plus loin. « Il faudra désormais plus de caméras, et surtout qu’elles soient visionnées en continu. »

Le projet prévoit un raccordement au centre départemental de supervision. « Au lieu d’être connectées uniquement à la police municipale, les caméras seront reliées au centre de supervision départemental. Elles seront visionnées sept jours sur sept, nuit et jour. Et il y aura un lien direct avec la gendarmerie ou la police selon les zones. »
Incivilités et délinquance : agir sur tous les fronts
Anne Sattonnet a évoqué l’ensemble du spectre sécuritaire. « La petite délinquance, les incivilités, mais aussi les tirs de mortier, les vols, les vols avec violence ou les violences. » Elle a également mis en garde contre le déplacement des trafics vers le moyen pays.
« En bas, il y a beaucoup de caméras, beaucoup de policiers. Alors certains se disent qu’ici, on peut faire ce qu’on veut. Si demain ils se sentent régulièrement contrôlés, régulièrement visionnés, ils changeront d’endroit. C’est mécanique. »

Anne Sattonnet revendique une logique d’action en amont. « Le rôle du politique, c’est d’agir et d’anticiper, de voir le problème arriver. On voit la ville changer d’ambiance, changer d’état d’esprit. On voit des choses qu’on ne voyait pas avant. Et moi, je me dis : ça, je ne le veux pas pour ma ville. Alors je veux agir tout de suite. Il vaut mieux agir maintenant que d’être débordé demain. »
À l’invitation d’Anne Sattonnet, les Vençois ont également pu dialoguer avec le sénateur Étienne Blanc, rapporteur de la loi sur le narcotrafic. Une soirée de discussions franches, à l’image de la méthode que souhaite défendre l’équipe Vence Évidemment.

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